Une gouvernance démocratique

En 1964, la maison-mère du groupe, Chèque Déjeuner, s’est créée sous forme de coopérative, un statut impliquant qu’à chaque étape de ses choix stratégiques, il y a des hommes, des coopérateurs, qui sont associés à toutes les décisions de l’entreprise. La gouvernance du groupe s’appuie sur trois piliers : l’ensemble des salariés-sociétaires, le conseil d’administration et le comité exécutif.

Salariés et Sociétaires

Le principe « 1 personne = 1 voix » est appliqué à chaque étape du développement de la maison-mère Chèque Déjeuner. Sensibilisés tout au long de l’année aux choix de la coopérative à travers des comptes-rendus du conseil d’administration tous les deux mois, les salariés participent chaque année à une assemblée générale afin de voter les orientations stratégiques du groupe.

Toutes les filiales du groupe ne relèvent pas du modèle de l’économie sociale. Mais conformément à sa culture d’entreprise, le groupe Up souhaite aujourd’hui renforcer son modèle coopératif en associant un plus grand nombre de salariés au capital et en développant le principe de démocratie participative. 

Conseil d’administration

Tous les quatre ans, les membres du conseil d’administration sont élus par l’ensemble des salariés-sociétaires. Au nombre de neuf à quinze, ils sont tous issus de la coopérative et proviennent de différents services (informatique, production, juridique, commercial…). Leur mission est de déterminer les orientations stratégiques du groupe et de veiller à leur mise en œuvre.
Présents depuis la création du groupe, les principaux syndicats (CGT, FO, CFDT) sont représentés par un administrateur externe qui siège au conseil d’administration.
Trois élus du comité d’entreprise siègent également au sein du conseil.
L’ensemble des administrateurs est appelé à élire tous les 4 ans le Président du groupe Up.
En 50 ans, le groupe Up n’a connu que trois présidents-directeurs généraux : le fondateur Georges Rino de 1964 à 1991, Jacques Landriot de 1991 à 2014 et Catherine Coupet depuis 2014.

Comité Exécutif

Le comité exécutif assiste la Présidente-Directrice Générale, Catherine Coupet, et se réunit une fois par mois. Son champ d’action s’étend à tous les sujets liés à la gestion du groupe et de ses filiales. Son rôle est de décider des investissements, de suivre les performances et les résultats du groupe, de gouverner en participant à la définition des stratégies et en défendant les intérêts du groupe.

Gage de solidité et de stabilité, ce modèle coopératif garantit la pertinence à long terme des décisions et permet à chaque collaborateur d’être un acteur de la réussite collective. Cette organisation favorise la pérennité des emplois, la pérennité des ressources, la pérennité des richesses et la solidité de l’entreprise. 

Emmanuel Maufoux, Responsable des Affaires Publiques et des Etudes et membre du Conseil d’Administration,

Emmanuel Maufoux,
Responsable des Affaires Publiques et des Etudes et membre du Conseil d’Administration

« Le double rôle de salarié et sociétaire implique d’être à la fois « ouvrier » (celui qui met en œuvre) et « patron » (celui qui dirige).

La conciliation des intérêts des deux parties, qui peut sembler complexe, est largement fluidifiée par notre organisation et notre culture. En effet, le statut de salarié-sociétaire nous permet de mettre en œuvre les bonnes pratiques d’un management « à 360° ». Un management qui ouvre la voie à des échanges équitables sur le plan du salariat, et égalitaires sur le plan du sociétariat.

L’engagement et l’implication de chacun dans ces échanges et ce dialogue constants permettent de constituer les bases de la démocratie participative dans l’entreprise. Une démocratie dont le mode d’expression souverain se fait chaque année en assemblée générale.

La démocratie représentative permet de fixer durablement les orientations stratégiques du groupe, de veiller à leur mise en œuvre et de piloter les commissions portant sur les grands enjeux structurels.

Ensuite, les membres du conseil d’administration sont des salariés impliqués par la pérennité de l’outil de travail commun, à savoir l’entreprise, et non des actionnaires intéressés par la seule rentabilisation du travail des autres.

Enfin, aux représentants des sociétaires sont associés les représentants du comité d’entreprise, eux-mêmes issus des organisations syndicales, et les représentants de trois confédérations syndicales nationales.

Quant au comité exécutif, il permet de « boucler la boucle » entre salariés-sociétaires. Il met en œuvre les choix stratégiques en adéquation avec les décisions prises par le conseil d’administration, et actionne la diffusion, à tous les niveaux et dans tous les pays, d’un management conforme aux valeurs du groupe. »